Actualités October 4, 2019

Faire d’un talent un vrai entrepreneur

Après avoir été avocate et consultante en entreprise, vers quoi orienter sa carrière ? Lorsqu'on s'appelle Coralie Chaufour, on devient Directrice Générale d’Entrepreneur First France. Après avoir constaté l'efficacité d'EF auprès d'un de ses amis devenu entrepreneur, elle n'a pas manqué l'opportunité de diriger l'agence de Paris.

C’est le modèle d’EF qui l’a vraiment attirée : « Nous aimons nous décrire comme investisseurs en talent », déclare Coralie. « Pour les incubateurs, accélérateurs ou fonds de capital-risque, le modèle traditionnel est d’investir dans des équipes ou des projets existants. Nous, nous investissons dans des gens. Nous croyons que le monde manque de certains de ses meilleurs créateurs. »

 

EF a ouvert son bureau parisien chez Station F, il y a un peu plus d’un an, et connaît une croissance fulgurante. Selon Coralie, cela tient au type de talents disponibles en région parisienne mais aussi à la qualité et au succès des entreprises qu’avaient fait émerger les deux précédentes cohortes d’EF. Pour preuve, leur première cohorte était formée de 50 entrepreneurs, leur deuxième de 55 et leur plus récente de 60 : 10 % de progression à chaque nouveau groupe sans aucun signe de ralentissement.

La société reste en contact quotidien avec le riche écosystème éducatif d’Île-de-France : « Une des choses vraiment importantes pour nous, c’est que tous ceux qui travaillent dans des laboratoires, des universités, toutes les personnes possédant une véritable expertise technique en Île-de-France, nous connaissent et savent qu’ils peuvent rejoindre un programme comme le nôtre », souligne Coralie pour évoquer son travail auprès des universités pour encourager étudiants et jeunes professionnels à rejoindre EF.

Coralie Chaufour, Directrice Générale d'EF France

Mais pour prolonger sa croissance, EF doit s’assurer que ses startups disposent d’un flux constant de dirigeants de talent. Faut-il craindre un tarissement des talents de haut niveau ? Coralie ne s’en inquiète pas du tout. « Nous avons la chance de disposer en Île-de-France de probablement 90 % des meilleurs talents techniques et scientifiques français et toutes les meilleures universités et grandes écoles* sont situées autour de Paris. Le niveau scientifique et technique est ici vraiment excellent, c’est l’un des meilleurs au monde. »

Coralie met aussi en avant certaines des initiatives récentes du gouvernement français pour attirer les entrepreneurs, comme le programme de visas technologiques French Tech et les multiples subventions et réductions d’impôts offertes aux startups technologiques qui font de l’Île-de-France le lieu idéal pour entreprendre.
Depuis notre entretien, la France s’est encore plus engagée à soutenir les startups.

Bien sûr, nous ne pouvions achever notre entretien que par cette question : Parmi les entreprises du bureau de Paris, laquelle est la plus intéressante ?

Après un peu de réflexion, Omini a été cité en exemple. Ce duo féminin fabrique des biocapteurs qui réalisent sur place des analyses de sang pour les cabinets de médecin, évitant ainsi l’envoi des échantillons aux laboratoires et les semaines d’attente avant de pouvoir émettre un diagnostic. « Le plus gratifiant pour nous est de voir l’impact que nous avons eu sur la vie de ces personnes. Mais aussi l’impact de ces startups qui changent le monde. »

Entrepreneur First est l’un des nombreux incubateurs et accélérateurs de startups qui accompagnent le vaste réservoir de talents d’Île-de-France. Pour en savoir plus sur leur mission, consultez joinef.com. Et s’agissant du démarrage ou de la croissance de votre entreprise en Île-de-France, nous sommes là pour vous aider !

 


*Écoles de commerce et établissements d’enseignement sélectifs délivrant des diplômes de master